Frigiliana est régulièrement élu l'un des plus beaux villages d'Espagne. C'est le Barribarto, l'ancien quartier maure, qui lui vaut cet honneur : des ruelles pavées et escarpées, des murs blanchis à la chaux et des mosaïques de galets sombres incrustées dans le pavement. Chaque mois d'août, le Festival de las Tres Culturas célèbre l'histoire chrétienne, musulmane et juive du village. La dernière fabrique de sucre de canne de ce type en Europe y est toujours en activité, produisant la fameuse « miel de caña ». Et tout cela appartient à un village d'environ trois mille cinq cents habitants.
Sa géographie a tout façonné. Frigiliana est niché sur les contreforts de la Sierra de Almijara, à environ six kilomètres en amont de Nerja, à une altitude d'environ trois cent vingt mètres. Cette altitude lui assure des températures plus clémentes que sur la côte : les journées de janvier avoisinent les seize degrés, celles d'août culminent autour de trente, pour une moyenne annuelle proche de dix-huit degrés. C'est aussi cette hauteur qui offre des vues sur la mer et qui place toutes les commodités, des courses hebdomadaires à l'hôpital, en bas de la colline.
Ce village n'est pas pour tout le monde. Les prix demandés au mètre carré sont au même niveau que ceux de la ville côtière de Torrox : un acheteur paie donc le prix du bord de mer pour un village qui n'en a pas. Il n'y a ni plage ni liaison ferroviaire, et l'aéroport de Málaga est à environ une heure de route. Pour ceux qui recherchent des rues plates, des commerces à portée de main ou des services de santé urbains, il est préférable de se tourner vers Nerja, Torre del Mar ou Vélez-Málaga, et de garder Frigiliana pour une simple visite.